Biographie de René Barjavel
René Barjavel est né le 24 janvier 1911 au 5 rue Gambetta à Nyons dans la Drôme. Fils du boulanger Aimé Henri Barjavel, petit fils de paysans, il perd sa mère, Marie Lydie Paget, veuve d’Émile Achard, en 1922. Elle était atteint de la maladie du sommeil, depuis 1919. Il fait ses études au collège de Nyons en 1922 puis à celui de Cusset dans l’Allier en tant que pensionnaire. Après le bachot en 1927, il fait de nombreux métiers pour gagner sa vie : pion, employé de banque, conférencier... Il débute à dix-huit ans dans le journalisme au Progrès de l’Allier, à Moulins. Il publie le texte d’une de ses conférences Colette à la recherche de l’amour Il devient en 1935 secrétaire de rédaction de la revue Le Document, puis chef de la fabrication des éditions Denoël. En 1936, il se marie avec avec Madeleine Louise de Wattripont. En 1937, il collabore à divers journaux, en particulier au Merle Blanc, comme critique cinématographique. Il a une fille, Renée. En 1938, c’est la naissance de Jean. Il fait la guerre comme comme caporal cuisinier dans un régiment d’infanterie.. Démobilisé en 1940, il fonde à Montpellier L’Echo des Etudiants, y fait débuter Jacques Laurent, François Chalais, Yvan Christ, etc, parmi d’autres qui ont fait leur chemin. Rentré en octobre à Paris, pour reprendre son travail chez Denoël En 1942, René Barjavel dirige la collection de livres pour enfants « La Fleur de France ». Il publie Roland, le chevalier plus fort que le lion. En 1943, il soumet son premier roman à Denoël qui l’'aide' à le mettre en forme et le publie : Ravage. Il écrit trois nouvelles. Il écrit également un Essai sur les formes futures du cinéma, « Cinéma Total », dont un grand nombre de prédictions se sont depuis réalisées. Les autres sont pour l’avenir... En janvier 1944, René Barjavel est directeur littéraire chez Denoël. Il puble une pièce de théatre Le Voyageur Imprudent. En 1945, René Barjavel est inquiété, mais tout de suite 'innocenté'. R.Denoël est assassiné le 5 décembre 1945. En 1946, il est journaliste à Carrefour où il tient la rubrique 'Théatre' Il publie un grand roman d’amour, Tarendol dont Duvivier achète les droits pour le cinéma, puis Les Enfants de l’ombre (nouvelles) et Le Diable l’Emporte en 1947. En 1947, il fait pour Georges Régnier, sa première adaptation et son premier dialogue de cinéma : Paysans noirs. Puis Le Petit Monde de Don Camillo, pour Duvivier. Parmi les films auxquels il a collaboré de 1951 à 1965, citons les autres Don Camillo, l’Etrange Désir de M.Bard, Femmes sans nom, le Mouton à cinq pattes, les chiffonniers d’Emmaüs (d’après le livre de Boris Simon), La terreur des Dames, Till l’Espiègle, l’homme à l’imperméable, le Cas du Docteur Laurent, les Misérables, le Guépard, etc. Il réalise lui-même plusieurs courts métrages. En octobre 1950, malade, il doit momentanément arrêter son activité à Carrefour. Il part dans le midi en convalescence. En 1951, il entreprend le Journal d’un homme simple et rentre à Paris, à l’été. Il reprend à Carrefour la rubrique de critique des émissions radiophoniques. En 1957, il publie Jour de feu. En 1962, Barjavel participe à l’essor de la science-fiction française en publiant des nouvelles dans la revue Fiction. Il publie Colomb de la lune. En 1966, il reprend une activité littéraire et journalistique de presse écrite et radio à RTL. Il publie La Faim du tigre. En 1967, il fait la connaissance d’Olenka de Veer, astrologue et écrivain irlandaise. En 1968, il projette un scénario avec André Cayatte. Le film ne peut se faire, mais Barjavel l’adapte en roman : La Nuit des Temps. En 1969, Barjavel fait le scénario d’un film avec Cayatte, et l’adapte en roman : Les chemins de Katmandou. Barjavel commente les vols vers la Lune sur RTL. Il tient la chronique hebdomadaire du Journal du Dimanche : Les Libres Propos. Les articles seront compilés dans trois recueils, Les Années de... . Il écrit aussi des articles dans France-Soir. En 1972 Barjavel participe à la création du Prix de science-fiction Apollo, et fera partie du jury. Il réédite Roland, le chevalier et publie Les Années de la Lune (chroniques). En 1973, il projette de nouveau un film pour la télévision avec A. Cayatte. Non réalisé, Barjavel en fait un roman : Le Grand Secret. En 1974, Barjavel s’associe à Olenka de Veer pour écrire une saga familiale irlandaise : Les Dames à la Licorne. Il publie en 1975 Les Années de la liberté (chroniques). En 1976, Barjavel monte une pièce au théatre des Bouffes-Parisiens : Mme Jonas dans la baleine. Il publie un essai, Si j’étais Dieu et un album, Brigitte Bardot amie des animaux. En 1977, Barjavel continue la collaboration avec O. de Veer pour la 'suite' de leur premier roman en commun : Les Jours du monde. En 1977, passionné par la nature, Barjavel prend des positions écologistes mais 'non-conformistes'. Il les expose dans son livre : Lettre ouverte aux vivants qui veulent le rester. Il se livre, quand il en le temps, a une passion, la photographie en couleurs, illustrée par un album en 1978 Les Fleurs, la vie. En 1981, avec son demi-frère Paul Achard, Barjavel collationne ses souvenirs d’enfance et en fait une autobiographie romancée : La Charrette bleue. Barjavel, âgé de 70 ans ; arrête ses chroniques au Journal du Dimanche. Il reprend l’écriture de romans : Une Rose au paradis, La Tempête en 1982. Bien que la collaboration avec Olenka de Veer se soit interrompue, le thème du merveilleux médiéval inspire à Barjavel un roman adapté des cycles arthuriens : L’Enchanteur en 1984. En 1985, Barjavel s’attaque à un nouveau genre, le roman policier : La peau de César Il meurt le 24 novembre 1985 d’une crise cardiaque, laissant inachevé un essai Demain le paradis, publié en 1986.Il repose au cimetière de Bellecombe-Tarendol, son village natal. 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